Saint-Petersbourg
Saint-Pétersbourg est la ville deuxième en valeur après Moscou. Par rapport aux autres villes européennes il est assez jeune parce que sa fondation date de 1703. On peut dire que St. Petersbourg est un petit-fils de Moscou et un arrière-petit-fils de Rome. Il est probable que St. Petersbourg soit la seul ville dans le monde qui a acquis l'importance historique pendant une courte periode.
Saint-Pétersbourg est une de peu de villes ou les styles de différantes époques se sont entrelacés tres harmonieusement. En effet vous aurez l'impression que la ville a ete construite par une seule personne, un maître des styles qui a le sense de proportion. Les centaines de rivières, ruisseaux et détroits se sont transformés en canaux poétiques et romantiques a travers lesquels on a lancé plus de 300 ponts. Et la ville est devenue la "Venise du Nord", ville des Nuits Blanches. C'est seulement en été que vous pouvez admirer les nuits blanches uniques dans la ville magnifique sur les rives de la Néva.
EXCURSIONS, VISITES, ET HÔTELS
1. LA FORTERESSE PIERRE-ET-PAUL
Adresse: Zaïatchi ostrov.
Horaires d'ouvertures: Tous les jours sauf le mercredi de 10 h a 18 h.
Il y a plus de 300 ans, le 16 mai 1703 précisément, le tsar Pierre le Grand ordonne à des soldats russes de poser la première pierre de la forteresse Pierre-et-Paul sur l'île Zaïatchi (l'île aux Lièvres), dans le delta de la Néva.
Saint-Pétersbourg fut d'abord le nom d'une forteresse, fondée en mai 1703 sur la petite île des Lièvres au creux de la Néva, érigée pour défendre le territoire reconquis par les Russes sur les Suédois. La forteresse a fini par céder son nom à la ville qui commençait à s'élever devant elle outre-fleuve et, à son tour, elle prit le nom de la cathédrale dédiée à saint Pierre et saint Paul édifiée dans son enceinte.
C'est l'acte de naissance de Saint-Pétersbourg, future capitale de la Russie. En 1712, Saint-Pétersbourg devient officiellement la capitale de l'empire.
Beaucoup plus proche de l'Europe que Moscou, la ville incarne les rêves d'occidentalisation de l'Empereur. En 1725, Saint-Pétersbourg compte déjà 75.000 habitants. De 1741 à 1762, pendant les 20 années du règne de l'impératrice Elisabeth 1ère, fille de Pierre le Grand, l'architecte italien Rastrelli construit de nombreux palais dans le goût rococo dont le célèbre palais d'Hiver.
La ville a russifié son nom en Petrograd lorsque le pays est entré en guerre contre l'Allemagne en 1914. Le 10 mars 1918, à l'initiative de Lénine, elle perd son rang de capitale au profit de Moscou. Le 26 janvier 1924, quelques jours après la mort de Ulianov-Lénine, Petrograd prend le nom de Léningrad en l'honneur du chef bolchevique Vladimir Lénine. Le 6 septembre 1991 Leningrad redevient Saint-Pétersbourg, deuxième ville en importance de la Russie (après Moscou) avec ses 2 500 000 habitants, ancienne capitale des Tsars, l'une des plus belle villes d'Europe !
La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul est devenue aujourd'hui l'emblème même de la ville. Sa flèche dorée qui la couronne fut probablement inspirée d'un modèle de Copenhague. L'architecte, Domenico Trezzini qui a construit la cathédrale et la forteresse fut, avant de passer au service du tsar russe, au service du roi du Danemark Frédéric IV. La conception de la forteresse devint la grande ambition artistique et architecturale de sa vie : il y consacra près de trente années, aimant à se présenter comme "l'architecte de la fortification saint-pétersbourgeoise".
La forteresse Pierre-et-Paul est composée de la cathédrale Pierre et Paul, où tous les tsars sont enterrés, et du musée municipal.
La flèche dorée couronne donc sa réalisation principale, qui est devenue au fil du temps le Saint-Denis russe. La cathédrale abrite en effet le mausolée de la famille Romanov, depuis Pierre le Grand. Lorsque le fondateur de Saint-Pétersbourg mourut, à l'aube du 17 janvier 1725, l'édifice n'était même pas encore achevé. Le cercueil contenant les restes du tsar fut transporté solennellement sur les glaces de la Néva sous les coups de canon de la forteresse et les carillons de toutes les églises de Saint-Pétersbourg. En juillet 1998, les cendres des derniers Romanov - la famille de l'empereur Nicolas II - ont été inhumées en grande pompe..
2. MUSéE DE L’ERMITAGE
Adresse: 2, Dvortsovaïa plochad.
Horaires d'ouvertures: Du mardi au samedi, de 10h30 à 18h00, billetterie ouverte de 10h30 à 17h00. Dimanche, de 10h30 à 17h00, billetterie ouverte de 10h30 à 16h00. Les veilles de fêtes et jours fériés, le musée est ouvert de 10h30 à 17h00, billetterie ouverte de 10h30 à 16h00. Fermetures: le lundi et jours fériés nationaux.
Fondé il y a près de 240 ans, Le Musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg avait eu le temps de réunir un trésor comptant environ trois millions de pièces, qui inclut de très riches collections d'art d'Antiquité orientale, grecque et romaine, d'art islamique, de Renaissance italienne, de peinture des XIXe et XXe siècles, etc.
Dénommée Petrograd de 1914 à 1924, puis Leningrad de 1924 à 1992, Saint-Pétersbourg est née en 1703 de la volonté personnelle du tsar Pierre le Grand, qui, désireux d'ouvrir en Russie " une fenêtre sur l'Europe ", fit venir pour mener à bien son projet les meilleurs architectes du moment. Construite sur les terrains marécageux de la quarantaine d'îles disséminées dans le delta de la Neva, la ville est traversée de nombreux canaux et ponts, particularité qui lui a valu le surnom de "Venise du Nord". Au cours du XVIII e siècle et particulièrement sous le règne de l'impératrice Catherine II, Saint-Pétersbourg s'est imposée en tant que capitale culturelle et cité des arts, réputation qu'elle a gardée jusqu'à nos jours.
Avec ses 350 salles et plus de trois millions d'oeuvres, l'Ermitage est l'une des plus célèbres pinacothèques du monde et le principal centre d'attrait touristique de la ville, avec la fameuse perspective Nevski, une avenue de 35 mètres de large et presque cinq kilomètres de long qui traverse deux rivières et un canal: la Moika, la Fontanka et le Griboïedov.
Le Musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg est réputé pour ses nombreuses collections qui représentent le patrimoine culturel universel depuis les temps préhistoriques jusqu'à nos jours. Situé au coeur de Saint-Pétersbourg, le Musée occupe cinq bâtiments historiques, monuments d'architecture, dont le Palais d'Hiver, ancienne résidence des tsars de Russie. Fondé il y a près de 250 ans, le Musée avait eu le temps de réunir un trésor comptant environ trois millions de pièces, qui inclut de très riches collections d'art d'Antiquité orientale, grecque et romaine, d'art islamique, de Renaissance italienne, de peinture des XIXe et XXe siècles, etc.
L'Ermitage abrite également les objets provenant des palais impériaux de Saint-Pétersbourg, ainsi que des collections accumulées par les Empereurs de Russie durant les XIXe-XXe siècles, et les nombreuses oeuvres que ces derniers ont commandé aux plus célèbres artistes de l'Europe. Le département de peinture italienne du Musée comprend des chefs-d'oeuvre de Giorgione et de Léonard de Vinci, de Michel-Ange, de Rapha?l et de Titien. La vaste collection de peinture française inclut des pièces maîtresses de Monet, de Renoir, de Degas, de Van Gogh, de Gauguin, de Picasso et de Matisse. Le Musée d'Ermitage est actuellement engagé dans l'ambitieux " Projet du Grand Ermitage ". Il s'agit de créer autour de la Place du Palais un Centre culturel de taille unique qui hébergerait aussi bien les nouvelles collections du Musée qu'un Centre des loisirs: 34, Dvortsovaïa naberejnaïa.
3. LE MUSéE RUSSE
Adresse: 4, rue Injenernaia
Horaires d'ouvertures: Tous les jours sauf le mardi de 10:00 a 18:00.
Les musées sont très nombreux à Saint-Pétersbourg. Celui qui est entièrement consacré à la peinture et à la sculpture russes porte aujourd'hui le nom de Musée russe. Le Musée russe est situé en plein coeur de Saint Pétersbourg, à quelques pas du magistral Nevski Prospekt. Le Musée se trouve à l'intérieur du palais Mikhaïlovski, un superbe monument de l'architecture impériale. édifié en 1825 dans un style néoclassique, son architecte, Carlo Rossi, souhaitait que vu de l'extérieur il ressemblât au Louvre.
à la fin du XIXe siècle le palais fut transformé en galerie d'art: l'empereur Alexandre III, connaisseur et mécène, offrit sa collection personnelle. Le nouveau musée d'art russe porta un temps son nom, avant de devenir le Musée russe, qui occupe maintenant plus de cent trente salles de l'ancien palais Mikhaïlovski, y compris l'aile Rossi et l'annexe Benois réalisées en 1912-1916 sur un projet de Léonce Benois.
La collection du Musée russe compte près de 400.000 oeuvres et couvre toute l'histoire des Beaux-Arts russes du X siècle à nos jours. Elle illustre pratiquement toutes les formes et genres artistiques qu'a connus la Russie, par une collection unique d'anciennes icônes russes, de tableaux, de sculptures, d'art graphique, d'arts décoratifs et appliqués, d'art populaire et de numismatique ainsi que la plus belle collection du monde concernant l'avant-garde russe.
4. LA CATHéDRALE SAINT-ISAAC
Adresse: 4, Isaakievskaïa plochad
Horaires d'ouvertures: En hiver tous les jours sauf le mercredi de 11 h a 19 h. En ete (du 1 mai au 31 aout) tous les jours sauf le mercredi de 10 h a 19 h et de 20 h a 23 h (sauf les soirs des concerts).
La cathédrale fut consacrée en 1858, le 30 mai, fête de Saint-Isaac et anniversaire de Pierre le Grand, en présence de l'empereur Alexandre II et de toute la famille impériale. Elle devint la cathédrale principale de Saint-Pétersbourg et le restera jusqu'à la révolution d'octobre. Transformée en musée en 1931, elle a été récemment rendue au culte.
Alexandre Ier confia le soin de trouver un architecte pour sa reconstruction à l'ingénieur Augustin de Bettencourt, qui présidait le Comité de construction de Saint-Pétersbourg. Depuis sa rencontre à Erfurt, en 1808, avec le tsar Alexandre Ier, cet ingénieur espagnol, né à Ténériffe et descendant du Français Jean de Bettencourt qui avait conquis les îles Canaries, était entré au service de la Russie. C'est à lui que s'adressa, l'été 1816, un certain Auguste Ricard, dit de Montferrand, arrivé à Saint-Pétersbourg avec en poche une lettre de recommandation de l'horloger Bréguet, un ami de Bettencourt.
Ses aquarelles, représentant tous les styles - chinois, indien, gothique, byzantin, renaissance - furent présentées à Alexandre Ier, qui resta saisi de leur beauté. Du jour au lendemain, Auguste de Montferrand, qui n'avait jamais construit aucun bâtiment public, fut promu architecte de la Cour, et nommé architecte en chef de la reconstruction de Saint-Isaac.
Son projet prévoyait d'allonger le carré initial jusqu'à une longueur de 111 mètres, tout en gardant la même largeur - 97,6 mètres -et en surmontant cet édifice rectangulaire d'une coupole culminant à 101,5 mètres. Au lieu de la cloche unique traditionnelle des cathédrales orthodoxes, il avait imaginé quatre cloches d'angle, de taille relativement petite. Elles restèrent à leur place jusqu'aux années 1930, lorsqu'elles furent décrochées et fondues par les bolcheviques. Elles étaient à l'époque réputées pour leur son argentin ; constituées de cuivre et d'étain, on y avait mis également une certaine quantité d'argent pour affiner l'harmonie du carillon. La cathédrale Saint-Isaac est dotée de quatre portiques monumentaux, constitués chacun de huit colonnes à chapiteaux corinthiens en bronze. Les cent douze colonnes qui entourent la cathédrale
proviennent des carrières de Piterlax, aux abords du golfe de Finlande. Montferrand fut contraint de les placer en premier, avant la construction des murs, mais c'est le génie technologique de Bettencourt qui permit de soulever ces monolithes et, " comme un simple bâton, de les dresser devant le bâtiment même. " Le modèle de son échafaudage est resté exposé aujourd'hui encore à l'intérieur de la cathédrale. Le fronton faisant face à la Neva représente la Résurrection du Christ, dû à Philippe Lemaire, élève de Pierre Cartelier, et auteur du Jugement dernier du fronton de l'église de la Madeleine à Paris. Sur les acrotères, on reconnaît saint Jean l'Evangéliste, l'apôtre saint Pierre avec ses clefs, et saint Paul appuyé sur une grande épée; une inscription en slavon dit: " Seigneur, par Ta Force, le tsar se réjouira. " Sur le fronton Est, un bas-relief,
également dû à Lemaire, évoque un épisode de la vie de saint Isaac le Dalmate, patron de la cathédrale, persécuté par l'empereur Valons: le saint voulut arrêter l'empereur qui partait combattre les Goths, en prédisant sa défaite en raison du soutien qu'il apportait aux Ariens; irrité, l'empereur le fit mettre aux chaînes. Le triomphe du saint est représenté sur le fronton Ouest: libéré à la mort de Valens, il se présente dans son froc d'ermite devant le vainqueur des Barbares, l'empereur Théodose, qui s'incline devant lui pour recevoir sa bénédiction. Un premier projet proposait de donner à Théodose les traits du tsar Nicolas Ier, mais celui-ci s'y opposa. Théodose et son épouse reçurent donc le visage d'Alexandre Ier et de sa femme. Les dignitaires de la suite impériale prirent les traits du prince Volkonski, qui présidait la commission du chantier de la
cathédrale, et d'Olénine, président de l'Académie des Beaux-Arts. Le fronton Sud représente l'Adoration des Mages. Au-dessous, une inscription en slavon: " Ma maison sera appelée une maison de prière ". Les deux frontons Ouest et Sud sont l'oeuvre d'Ivan Vitali, fils du sculpteur Pietro Vitali, un Italien né à Saint-Pétersbourg. Les murs intérieurs en revanche, ont été recouverts de plaques de marbre jaune de Sienne, de marbre vert de Gênes, de marbre rouge " griotto " du sud de la France et de marbre gris de Vyborg. Au sol, le pavement est un véritable tapis de marbres gris et vert. Entre l'iconostase et la balustrade, un porphyre pourpre a été employé, le même qui sera utilisé par Visconti pour le tombeau de Napoléon aux Invalides à Paris. C'est d'ailleurs Nicolas Ier qui offrit à la France le bloc de porphyre qui confère à la sépulture de Napoléon sa dignité
impériale.
La coupole de Saint-Isaac mesure 21,8 mètres de diamètre. A l'intérieur, le plafond de la coupole, d'une surface supérieure à 800 m2, a été peint par Karl Brullov, qui s'est inspiré de la chapelle Sixtine de Michel-Ange. Les traits retenus pour le visage de Jésus-Christ furent choisis par Nicolas Ier lui-même: il recommanda aux artistes de Saint-Isaac de s'inspirer de sa représentation préférée du Christ, due à un peintre italien du 17 siècle, le Guerchin. Les travaux dureront jusqu'en 1914. La cathédrale est dotée de trois autels, l'autel principal étant consacre à saint Isaac le Dalmate, celui de droite à sainte Catherine et celui de gauche à saint Alexandre Nevski. L'iconostase de l'autel central est soutenue par dix colonnes de malachite et deux de lazurite, provenant de mines proches du lac Baïkai, en Sibérie. Les colonnes en malachite paraissent être
en pierre massive, mais sont en réalité des colonnes de bronze, plaquées de ce précieux minéral. La colle utilisée pour le placage contenait une huile aromatique, le saint-chrême, préparé une fois par an dans l'une des cathédrales de Moscou, d'où il était distribué dans toute la Russie. L'iconostase de l'autel central comporte trois rangées d'icônes,
les deux premières réalisées en mosaïque et la troisième peinte. La première rangée représente les saints patrons des tsars ayant contribué à la construction des quatre églises successives dédiées à saint Isaac le Dalmate et la seconde représente les saints patrons des membres de la famille impériale.
5. LA CATHéDRALE NOTRE-DAME-DE-KAZAN
Adresse:
Horaires d'ouvertures:
La grande cathédrale Notre-Dame-de-Kazan avec sa place à colonnades, rappelant la basilique Saint-Pierre de Rome, est située sur la perspective Nevski.
Il ne faut pas oublier de visiter la grande cathédrale Notre-Dame-de-Kazan avec sa place à colonnades, située sur la perspective Nevski et rappelant la basilique Saint-Pierre de Rome. Caractéristique remarquable : son architecte, André Voronikhine, tout comme les artistes, artisans et ouvriers, étaient tous Russes (chose rare à Saint-Pétersbourg), conformément au souhait de l'empereur Paul Ier, fondateur de l'église.
La Cathédrale à été construite au debut du 19ème siècle pendant la guerre Russe-Turque. L'histoire de la Cathédrale est liée à l'histoire des forces armées de la Russie. La cathédrale Notre-Dame-de-Kazan abrite, dans sa nef, le tombeau du général feld-maréchal Mikhaïl I. Koutouzov et sa façade s'orne des monuments de M. I. Koutouzov et du général feld-maréchal Mikhaïl B. Barclay de Tolly (1830-1837; sculpteur B. I. Orlovski), grands capitaines de la guerre nationale de 1812.
Notre-Dame-de-Kazan a été rendue au culte en 1999: on peut assister à la liturgie orthodoxe. Pendant la période soviétique, la cathédrale avait été transformée en musée de l'Athéisme.
6. LE MUSéE - MONUMENT "SAINT-SAUVEUR-SUR-LE-SANG-VERSé"
Adresse: quai du canal Griboedov, 2b, lettre A.
Horaires d'ouvertures: Tous les jours sauf le mercredi, de 11 h a 19 h (fermeture des caisses a 18 h) en hiver. Tous les jours sauf le mercredi, de 10 h a 20 h (fermeture des caisses a 19 h) en été.
L'église du Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé, consacrée en l'honneur de la fête de la Résurrection-du-Christ est un monument édifié dans les traditions architecturales de Moscou et de Iaroslavl des XVI-XVII siècles et de l'art de fin du XIX siècle. C' est une cathédrale orthodoxe unique, dont le décor de mosaïque couvre la superficie de 7 065 metres carrés. La surface totale des mosaïques de l'église de la Résurrection-du-Christ dépasse l'un des plus grands ensembles de mosaïque en Europe - la cathédrale Saint-Marc a Venise.
La cathédrale est érigée en 1883-1907, d'après le projet de l'archimandrite Ignati Malychev, supérieur du monastère de la Trinité de Saint-Serge de Strelna et de l'architecte Alfred Parland, sur l'endroit où le 1 mars 1881 la blessure mortelle de l'empereur Alexandre II a mis un terme a son règne.
A l'extérieur, sur les 20 plaques de granit situées le long du périmètre de la partie de socle du temple sont gravées en lettre d'or des textes rappellant les hauts faits du règne d'Alexandre II.
Pendant la construction de la cathédrale, A. Parland a mis en profit des idées techniques avancées du génie civil de la fin du XIX siècle. C' est ainsi que, pour la première fois dans le bâtiment a Saint-Pétersbourg, il a refusé de la méthode traditionnelle d'une fondation sur pilotis de bois, en l'ayant remplacée par un dallage en béton sur toute la surface de l'édifice. Spécialement pour le temple on a installé le système de protection antifoudre, le système de chauffage à air de l'intérieur, le système d'écoulement des eaux. Dès le début l'église du Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé possédait de l'éclairage électrique.
Le revêtement décoratif de la cathédrale est très varié: recouvrement de feuilles de cuivre doré et émaillé des coupoles, tuiles polychromes vernissées, briques vernissées, carreaux polychromes de faïence dans les encastrements, marbre, granit. 134 blasons en mosaïque des villes et des provinces russes qui ont fait des offrandes pour élever le temple, sont situées sur les murs du clocher.
L'intérieur de la cathédrale frappe par la richesse et la diversité de son revêtement. Les mosaïques jouent le rôle principal dans la décoration de l'intérieur de l'église du Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé. La mise en mosaïque a duré 12 ans, a partir de 1896 jusqu'a 1907, essentiellement dans le premier atelier privé des frères Alexandre et Vladimir Frolov et dans la section de mosaïque de l'Académie Impériale des Beaux-Arts. Le matériau pour la mise en mosaïque, le smalt est un alliage de verre et des oxydes métalliques donnant des couleurs variées. Les mosaïques ont été réalisées d'après les cartons des célèbres peintres: Vladimir Vasnetsov, Mikhail Nesterov, Vassili Beliaev, Alexandre Riabouchkine, Nikolai Kharlamov et autres. Leurs oeuvres représentent les sujets de l'Ancien et du Nouveau Testament. Un rôle important dans
le décor du temple appartient aux pierres. On a vastement utilisé la rhodonite de l'Oural, serpentinite italienne, labrodorite de Gitomir, jaspes diverses. On a également utilisé des sortes variées du marbre italien, notamment pour une splendide iconostase ouvragée et pour le pavement.
En 1930 le temple a été fermé au culte. Onze ans après les autorités municipales prennent la décision de démolir le temple. La guerre ayant éclaté, on a du abandonner cette idée sinistre.
Pendant le blocus de Leningrad la cathédrale sert d'une morgue. Au cours des années d'après-guerre on l'utilise comme entrepôt de décorations du théâtre d'opéra et de ballet Moussorgski. C'est seulement à partir de 1968 que le temple est protégé par l'Etat, puis, en 1970 il devient une succursale du musée d'Etat "Cathédrale Saint-Isaac". Au moment du transfert son état était déplorable, il exigait la mise en restauration urgente. En 1997 la première phase de restauration de l'église du Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé achevée, elle a été ouverte aux visiteurs.
La restauration de l'église du Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé continue jusqu'à l'heure actuelle. On reconstitue le décor artistique de l'iconostase, on effectue les travaux de restauration des plaques décoratives des portes d'entrée du temple.
Avant 1930, l'église de la Résurrection-du-Christ avait été ouverte aux fideles, mais apres sa fermeture les offices n'ont pas recommencé. Enfin, le 23 mai 2004, le Métropolite de Saint-Pétersbourg et de Ladoga Vladimir y a célébré la Liturgie Divine et l'office de mort d'Alexandre II.
Chaque année l'église du Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé est ouverte pour plus de 1 000 000 de visiteurs russes et étrangers ravis de la beauté de la cathédrale, une telle image générale d'un temple othodoxe russe.
7. L'EGLISE SAINT-NICOLAS DES MARINS
Adresse:
Horaires d'ouvertures:
Saint Nicolas des marins (1753 - 1762) est sans doute la plus charmante église de Saint Petersbourg. Nichée au creux des arbres, elle voisine avec le canal Griboiedova. Saint Nicolas n'est pas sans évoquer le couvent de Smolny dont elle reprend les couleurs blanc, bleu et or. Son clocher est détaché en avant de la façade. Matin et soir, un carillon mélodieux invite les fidèles à la liturgie orthodoxe. Les offices quotidiens ont lieu dans la partie basse de l'église et les offices dominicaux et les fêtes dans la partie haute. C'est l'église préférée des Pétersbourgeois pour les mariages.
L'édifice, construit selon le projet de l'architecte Savva Chevatinski, à l'architecture simple, est couronné de cinq coupoles largement écartées. Les colonnes blanches sur fond de mur bleu clair créent un jeu pittoresqu de clair-obscur. Les chambranles des grandes fenêtres sont ornés de moulures fantasques. Un campanile à quatre registres, qui se dresse, solitaire, dans le jardin, se reflète dans les eaux des deux canaux. La décoration intérieure de l'église est d'une grande valeur artistique: iconostase en bois ciselé, icônes de maîtres russes du 18 s.
8. LA CATHEDRALE SAINT-SAMPSONY
Adresse: avenue Grand Sampsony, 41.
Horaires d'ouvertures: Tous les jours sauf le mercredi, de 11 h a 19 h
(fermeture des caisses a 18 h).
La cathédrale Saint-Sampsony est un monument unique, dont le style fait bien le lien entre les formes architecturales de l'époque prépetrovienne et les éléments de l'architecture européenne. Cette église est l'un des rares édifices survecus de Saint-Petersbourg de la première moitié du XVIII siècle.
Elle a été élevée pour marquer la victoire des troupes russes qui, en écrasant les Suédois près de Poltava le 27 juin 1709, jour du martyre Saint-Sampsony, ont libéré la nouvelle capitale de la menace de son puissant voisin et permettront son essor. Les plaques commémoratives avec les textes des discours et des ordres de l'empereur Pierre I d'avant et d'après la bataille de Poltava se sont conservées jusqu'à l'heure actuelle sur les murs du clocher.
Une nouvelle église en pierre est construite en 1728-1740 d'après un projet d'un architecte inconnu. Domenico Trezzini et Mikhail Zemtsov sont censés l'avoir fait. De la plupart des temples de Saint-Petersbourg la cathédrale Saint-Sampsony se distingue par ses cinq coupoles traditionnelles et son clocher à bulbe, trait caractéristique des églises russes du XVII siècle. La particularité principale du décor du temple est une remarquable iconostase de bois ouvragé, un vrai chef-d'oeuvre du XVIII siècle, dont les cinq volets portent des peintures d'icône réalisées par les éminents artistes russes Andrei Kvachnine, Alexei Pospelov, Trophim Bajenov et autres.
En 1711 la première cimetière urbaine a apparue dans le voisinage du temple. Les artistes et les architectes célèbres, tels que Domenico Trezzini, Andreas Schluter, Jean Baptiste Leblond, Carlo Bartolomeo Rastrelli y ont leurs sépultures.
Du fait de l'elargissement du territoire de la ville, la cimetière Sampsony a été supprimée. Avec le temps, les tombeaux ont disparu, sauf quelques rares sépultures.
En 1909 l'architecte Andrei Aplaxine a élaboré un projet d'une chapelle placée sur le site supposé de l'autel de la première église Saint-Sampsony en bois.
L'activité paroissiale dans la cathédrale Saint-Sampsony a cessé en 1938. Les offices dans deux nefs restaurées n'ont recommencé qu'a partir de 2002, c'est-à-dire 64 ans après la fermeture du temple, avec la bénédiction du Métropolite de Saint-Pétersbourg et de Ladoga Vladimir.
9. LA LAURE DE LA TRINITé SAINT-ALEXANDRE NEVSKY
Adresse: 1, Monastirskaya naberzjnaya.
Horaires d'ouvertures:
La Laure de la Trinité Saint-Alexandre Nevsky est un monastère très actif du Diocèse de Saint-Pétersbourg. C'est Pierre Ier qui en 1710 commande la construction d'un cloître en l'honneur du Très Grand Prince Alexandre Nevsky.
La Laure de la Trinité Saint-Alexandre Nevsky est un monastère très actif du Diocèse de Saint-Pétersbourg. C'est Pierre Ier qui en 1710 commande la construction d'un cloître en l'honneur du Très Grand Prince Alexandre Nevsky sur l'emplacement où, selon la légende, Andrei, fils d'Alexandre Nevsky, remporta la victoire sur les Suédois en 1310.
L'histoire du monastère débute le 25 mars 1713, date de la consécration de la première cathédrale. Le plan original en est dressé par Domenico Trezzini, un des premiers architectes de Saint-Pétersbourg et approuvé par Pierre Ier lui-même. Le bâtiment de la double église de l'Annonciation est le plus ancien. Il est situé à l'angle nord-est du monastère, près du pont qui enjambe la rivière Monastyrka.
La consécration de l'église haute en l'honneur de Saint-Alexandre Nevsky a lieu le 30 août 1724, Pierre Ier apportant lui-même les reliques du Grand Prince dans la nouvelle église.
L'église basse, dédiée à l'Annonciation de la Vierge est consacrée le 25 mars 1725. Elle reçoit, le 12 mai 1800, les cendres du fameux officier Alexandre Suvarov. L'église du Saint-Esprit, ajoutée à celle de l'Annonciation, est consacrée en 1821 et sert elle aussi d'emplacement funéraire. Jouxtant l'église, le bâtiment du même nom accueille l'administration de la Laure, les cellules des moines et l'hôtellerie.
Les années 1740 à 1750 sont une période d'intense développement de l'architecture russe. C'est durant cette période que sont construits les bâtiments Prosforny, Fiodorovsky et le Séminaire. En 1774, la construction des murs et de l'entrée nord de l'Annonciation complète l'ensemble du monastère. Sur ordre de Catherine II, l'architecte Ivan Starov est chargé de recomposer et développer le territoire du monastère. Avec la construction de l'église de la Navratnaya et les murs de pierre de l'enceinte, Starov inclue la nécropole de la Laure dans l'ensemble architectural. La construction de la Cathédrale de la Sainte Trinité qui occupe la place principale dans l'ensemble de la Laure est la touche finale à l'élaboration du complexe architectural de celle-ci. Le 15 novembre 1774, le projet de la cathédrale est confié à Starov et en février 1776, le plan en est accepté,
Starov étant nommé superviseur des travaux. C'est le 30 août de la même année que le Métropolite Gavriil préside la cérémonie religieuse à l'occasion de la consécration de la nouvelle cathédrale et du transfert des reliques. Depuis sa fondation, le Monastère Saint-Alexandre Nevsky devait dominer tous les autres monastères de Russie. Il fut parrainé par toutes les impératrices et empereurs de Russie. Les supérieurs furent toujours nommés par décret personnel des souverains. Le 18 décembre 1797, Paul Ier prit le décret instituant le monastère au rang de "Laure", le placant au même plan que le Monastère des Grottes de Kiev ou celui de la Trinité Saint-Serge (ex Zagorsk) près de Moscou ; le statut de "Laure" distinguant les plus importants monastères qui jouent un rôle de premier plan dans la vie de l'église et de l'état. Durant toute son histoire, la Laure
Saint-Alexandre Nevsky a été un important centre religieux qui accueillit dès 1732 le premier séminaire théologique de Russie. Durant deux siècles, la Laure a été le plus important lieu de sépulture de la Russie impériale. En son sein reposent les membres de la famille impériale, de grands hommes d'état et des membres de la caste militaire supérieure. Les archives de la Laure renferment des objets de grande valeur historique et religieuse, incluant d'anciens manuscrits, de saintes reliques ainsi que des icônes.
La Laure n'échappa pas aux terribles persécutions du début du XXe siècle. En 1922, les reliques furent retirées de la Cathédrale de la Sainte Trinité et en 1935, la dernière église en activité fut fermée. Mais peu à peu, le monastère reprit vie. En 1956, L'Eglise Orthodoxe Russe reprit possession de la Cathédrale de la Sainte Trinité en tant qu'église paroissiale. En 1987, l'Eglise Nikolskaya reprit de l'activité. Enfin, le 3 juin 1989, le Métropolite de Leningrad et Novgorod Alexei (aujourd'hui Alexei II, Patriarche de Moscou et de toute la Russie) reçut dans ses mains les reliques du Saint et Béni Alexandre Nevsky en la Cathédrale Notre-Dame de Kazan de Saint-Pétersbourg et présida la cérémonie de leur solennel transfert en la Cathédrale de la Sainte Trinité de la Laure. Le décret de Sa Sainteté Alexei II du 25 novembre 1994 donna sa
bénédiction à la renaissance de la Laure Saint-Alexandre Nevsky. Ainsi, une seconde naissance fut donnée à l'ancien cloître.
Le Métropolite de Saint-Pétersbourg et Ladoga, Vladimir, est nommé Saint Archimandrite du cloître. Son engagement personnel contribue fortement à la renaissance du monastère. Le 4 avril 1996, le Métropolite Vladimir, en présence de Sa Sainteté Alexei II, signe le document retournant les principaux bâtiments de la Laure à l'Eglise. Le 3 novembre 1997, le statut d'église paroissiale de la Cathédrale de la Sainte Trinité est aboli et sa propriété rendue au monastère. Enfin, le 11 avril 2000, le Métropolite signe l'agrément retournant toutes les constructions de la Laure à l'église.
10. LA CATHEDRALE SMOLNY
Adresse: 193124, place Rastrelli 3/1, Saint-Petersbourg.
Horaires d'ouvertures: Tous les jours sauf le jeudi, de 11 h a 18 h (fermeture des caisses a 17 h) en hiver.Tous les jours sauf le jeudi, de 10 h a 18 h (fermeture des caisses a 17 h) en ete.
La cathédrale Smolny à Saint-Pétersbourg est l'un des plus beaux monuments du baroque russe du milieu du XVIII siècle. La construction de la cathédrale Smolny a été entamée en 1748 sous le règne de l'impératrice Elisabeth. Le temple est devenu la pièce maîtresse de l'ensemble monastique de la Vierge-et-de-la-Résurrection portant la signature de l'architecte de la cour Francesco Bartolomeo Rastrelli.
La cathédrale de Rastrelli pouvait contenir jusqu'à 6 000 fidèles. Par sa grandeur et sa beauté, cette somptueuse église était l'un des bâtiments les plus remarquables de l'époque. La construction de la cathédrale a duré bien des années. En 1764 l'impératrice Catherine II a fondé dans le monastère la Société d'Education des jeunes filles nobles (Institut Smolny), en 1765 - Ecole Alexandre des jeunes filles bourgeoises - les premières institutions féminines en Russie. Plus tard, presque rien n'est resté de tout cela, excepte l'infirmerie de l'Institut et la Maison des Veuves pour des personnes agées.
C'est l'architecte Vassili Stassov qui a terminé la construction du temple en 1832-1835. A cette époque on a elevé les tours angulaires, achevé l'intérieur de la cathédrale et installé la clôture. Le jour de Sainte Marie Madeleine, 22 juillet 1835 le Métropolite de Saint-Pétersbourg Séraphin a consacré le temple qui est devenu la cathédrale de toutes les institutions privilégiées en Russie. On a gravé sur les plaques de marbre de l'autel les noms de toutes les institutions du Département de l'impératrice Marie. Les icones pour le temple ont été peintes par les artistes Alexei Venetsianov, Peotr Bassine et Karl Brullov. La barrière de cristal de l'autel a ete réalisée d'après le dessin de Vassili Sourikov à l'usine Maltsevo, dans le village Diatkovo de la contrée Orel.
En 1922 tout le bien de l'église a été confisqué et l'année suivante elle a été fermee. A l'époque soviétique la cathédrale Smolny a servi d'un entrepôt de blé, plus tard de décorations théâtrales.
En 1971 le bâtiment de la cathédrale a été transféré au Musée de l'histoire de la ville. Après la réparation et la restauration terminées en 1990, le local de la cathédrale a été transformé en une salle de concert connue sous le nom de la Salle d'Etat de concert et d'exposition "Cathédrale Smolny". Le choeur de chambre organisé dans la cathédrale execute régulièrement la musique classique et les plains-chants des compositeurs russes et etrangers. Sont également réguliers les concerts des orchestres symphoniques et de chambre, des choers d'enfants, les récitals des célèbres vocalisateurs. Les programmes des concerts de la cathédrale Smolny jouent le rôle important dans la vie culturelle de Saint-Pétersbourg. La salle est également destinée pour les festivals de la musique de choeur, les congrès internationaux et les
grandes actions culturelles.
L'étendue superficie d'exposition de la cathédrale Smolny (3 000 mètres carrés) permet d'exposer les chefs-d'oeuvre des grands musées de Saint-Pétersbourg et des célèbres musées de l'Europe.
11. LE CAVALIER DE BRONZE
Le Cavalier de bronze se trouve là où il devait être, sur la place des Décembristes (ancienne place du Sénat). Catherine II l'inaugurera en 1782, pour le vingtième anniversaire de son règne avec la formule : 'A Pierre premier, Catherine seconde, 1782'.
Falconet avait besoin d'un grand pays, d'un grand projet et d'un grand mécène. Sculpteur réputé, élève de Jean-Baptiste Lemoyne, protégé de Madame de Pompadour et travaillant à l'atelier de la Manufacture de Sèvres, cet homme, à cinquante ans, décide de " quitter son paisible foyer, la maison qu'il a lui-même bâtie, les arbres qu'il a plantés, le jardin qu'il cultivait de ses propres mains " pour aller à Saint-Pétersbourg. Aujourd'hui, il est difficile d'imaginer St-Pétersbourg sans ce monument. Le Cavalier de bronze se trouve là où il devait être, sur la place des Décembristes (ancienne place du Sénat).
Au début de 1768, Falconet commença à travailler sur le monument. Il voulait saisir l'instant précis où, vigoureusement tenu par son cavalier, le cheval fougueux se cabre. Pour le " rocher escarpé ", on découvrit à Lakhta, aux environs de Pétersbourg, une grosse roche appelée Tonnerre, qu'une légende rattachait au tsar : c'est en effet de là qu'observant le pays, Pierre le Grand aurait choisi l'emplacement de sa capitale. Pas moins de quatre cents hommes se relayèrent pendant neuf mois pour tirer cet énorme bloc posé sur une charrette de cuivre, qui se déplaçait à l'aide de boules roulant sur des chêneaux. Catherine II en personne vint assister à l'opération, et fit frapper une médaille commémorative de l'événement en 1770, année de la mise en place du piédestal. Remodelé d'après un dessin de Velten, le monolithe fut considérablement
réduit. Il fallut encore douze ans pour que le monument soit entièrement réalisé, représentant finalement un cavalier sur un cheval cabré, gravissant une montagne escarpée, avec un serpent tentant d'arrêter les pas du cheval. On veut voir dans le serpent le symbole de l'envie, " mais cette idée n'est pas heureuse car, dans le fait, ce n'est pas l'envie qu'un souverain peut redouter : ceux qui rampent ne sont pas ses ennemis ", remarquait Madame de Sta?l. En réalité, le serpent servait à équilibrer le monument. Catherine II l'inaugurera en 1782, pour le vingtième anniversaire de son règne avec la formule : " A Pierre premier, Catherine seconde, 1782 ". L'inscription figure en russe du côté de l'Amirauté et en latin du côté du Sénat :
Petro primo Caterina secunda MDCCLXXXII En quatre mots, " l'impératrice a su dire ceci : Tu étais grand, je suis grande. Tu avais du génie, j'ai du génie. Tu étais puissant, je suis puissante. "
12. LA PERSPECTIVE NEVSKI
La Perspective Nevski est une véritable carte de visite de la ville. Les Pétersbourgeois sont profondément attachés à l'image de leur ville, dont ils sont fiers à juste titre. 'Rien n 'est plus beau que la Perspective Nevski du moins à Saint-Pétersbourg', comme le dit Gogol dans son récit Nevskii prospekt.
Le coeur de la ville est par excellence la perspective Nevski et ses environs. Cette célèbre perspective s'étend sur quatre kilomètres ! Interminable ligne droite, traversant la ville de part en part, Nevskii Prospekt était la fierté de Pierre le Grand, qui "aimait se promener à pied sur la ligne droite de la perspective, en été, en cafetan et en casquette de velours noir, et en automne, en redingote allemande de drap gris et en chapka blanche de mouton retourné "à la kalmouk", si l 'on en croit l 'écrivain D. Merejkovski.
Pour ceux qui aiment l'architecture, et plus particulièrement le style baroque, la perspective en offre de beaux exemples, comme le palais des comtes Stroganov - aujourd'hui filiale du Musée russe - remarquable exemple du baroque russe du XVIIIe siècle, ou bien le palais de la famille princière Bieloselski-Bielozerski qui attire l'attention par sa couleur framboise : c'est un bel exemple du "second baroque russe" apparu au milieu du XIXe siècle, imitation de celui du siècle précédent.
Ceux qui désirent visiter les lieux de cultes religieux peuvent se rendre à l'église Sainte-Catherine de fondation française et catholique, édifiée sur les plans de l'architecte français Vallin de la Mothe.
Les amateurs de la littérature russe trouveront ici également leur bonheur. Il est vrai que son rôle a été et reste décisif pour le rayonnement de Saint-Pétersbourg. La Perspective Nevski garde les traces des héros de Dostoïevski ou de Gogol, et l'on peut se dire aujourd'hui que peut-être "rien n 'est plus beau que la Perspective Nevski du moins à Saint-Pétersbourg", comme le dit Gogol d ans son récit Nevskii prospekt.
13. LE CROISEUR "AURORE"
Adresse:
Horaires d'ouvertures:
Le croiseur "Aurora" qui donna en 1917 le signal de la Révolution bolchevique, a joué un rôle important dans la révolution de 1917.
Plus de 800 objets uniques sont conservés au Musée de la Marine de la Guerre, y compris le petit bateau de Pierre le Grand, "l'aïeul de la flotte russe".
Le croiseur "Aurora" est un navire de la Flotte de guerre de Russie, ancré en permanence près d'un quai de la Néva.
Le 6 novembre 1917. Les dirigeant bolchevik Lénine et Trotsky (Bronstein) lancent leurs partisans dans un soulèvement à Pétrograd (Péteresbourg, alors capitale de la Russie) contre le gouvernement provisoire dirigé par Kerensky. La révolution russe, l'un des plus grands événements de l'histoire de l'humanité, éclata dans la nuit du 24 au 25 octobre (selon l'ancien calendrier, ce qui correspond à la nuit du 6 au 7 novembre).
Les bolcheviks parvinrent à prendre les symboles gouvernementaux sans résistance avant de lancer un assaut final sur le Palais d'hiver. Le Palais d'Hiver tombera vingt quatre heures plus tard, après quelques coups de semonces tirés par l'Aurora. L'insurrection a triomphé.lai
14. LE PALAIS YOUSSOUPOV
Adresse:
Horaires d'ouvertures:
Construit au 18e par Vallin de la Mothe agrandi et reconstruit à l'intérieur par Mihaïlov en 1830. Le théâtre fut créé dans la 2e moitié du 19e siècle.
Le Palais Youssoupov se trouve sur le quai sud de la Moïka. C'est un grand édifice jaune, recouvert aujourd'hui de bâches, comme nombre d'édifices et monuments. La ville se prépare au Tricentenaire et rénove avec fébrilité. Ce palais ne se visite que depuis une dizaine d'années. Il a longtemps abrité l'Ambassade de Suède, puis à l'époque soviétique, il était devenu la Maison des Enseignants.
Cette résidence fut jadis la résidence des princes Youssoupov dont on disait qu'ils étaient plus riches que les Romanov.Le prince Félix, dernier propriétaire du palais avait épousé la nièce du tsar. Décidé à assainir le climat qui régnait autour de la famille impériale pour essayer de sauver le régime, il assassina Raspoutine, aidé de quelques-uns de ses amis. Il vécut après la Révolution en France et mourut à Paris en 1967.
Le Palais surprend par sa magnificence et renseigne sur le mode de vie de la noblesse à cette époque. Tout est prévu pour la vie et non pour les visiteurs. Néanmoins tout est décoré et agencé avec un goût infini. Les Youssoupov, amateurs d'art, possédaient des galeries aux murs recouverts de tableaux. Il en reste un bon nombre. Mais quelle surprise d'apprendre qu'ils constituent à l'heure actuelle des collections importantes de l'Ermitage ! Il en est de même pour l'argenterie. C'est à l'Ermitage que l'on peut admirer l'extraordinaire collection des princes Youssoupov. Elle constitue d'ailleurs l'essentiel de l'exposition.
Les princes avaient fait installer dans leur bibliothèque à deux étages un coffre secret sous l'escalier. A la Révolution, les insurgés y découvrirent plusieurs trésors dont des lettres de Pouchkine.
L'agencement, le nombre des pièces, le mobilier, les lustres, les objets éblouissent. Tout a été choisi, commandé, collectionné avec recherche et raffinement jusqu'à l'escalier principal : le prince Youssoupov, lors d'un voyage en Italie avait acheté un palais entier pour n'emporter que l'escalier de marbre qui l'avait séduit.
Le théâtre accueille régulièrement des spectacles car l'acoustique y est excellente. Appréciez les chaises, elles sont d'origine … C'est un théâtre à l'Italienne construit d'après tous les canons classiques. Il comporte 182 places. La Pavlova y a dansé, Chaliapine y a chanté.
Parmi les objets les plus séduisants, citons :
- le plafond de la salle du billard fait de pots creux d'argile, ce qui provoque un intéressant effet d'acoustique.
- la salle musulmane avec ses murs en onyx qui deviennent transparents sous l'effet du feu de cheminée, sa vasque au centre avec jets d'eau et jeux d'ombre et de lumière, son orangeraie.
- les vitraux de 1860 de l'atelier Champlevé.
- les meubles en bouleau de Carélie. Le bois le plus cher au monde : il se vend au kg et non en stère.
- les lustres très légers, en papier mâché recouverts de dorure dont les motifs sont repris dans la marqueterie du sol etc.
15. CIMETRIèRE PISKARIOVSKOïé, MéMORIAL DU BLOCUS DE LENINGRAD
Adresse:
Horaires d'ouvertures:
Septembre 1941 - Janvier 1944
Leningrad, deuxième ville en importance de l'URSS (après Moscou) avec ses 2 500 000 habitants, ancienne capitale des Tsars, l'une des plus belle villes de Russie, a été assiegée par l'armée allemande entre septembre 1941 et janvier 1944 pendant presque 900 jours. Il s'agit de l'actuel Saint-Pétersbourg.
Hitler pensait obtenir la réddition de la ville dont les réserves alimentaires avaient été bombardées dès le début du siège, en 2 ou 3 mois. La ville résista. Sur un peu plus de 3 millions d'habitants, environ 2 millions moururent de faim, de froid et d'épuisement. Environ 800 000 personnes survécurent.
En septembre 1941, Leningrad est encerclée. Alors, commença un blocus qui devait durer neuf cents jours. Bombardée, affamée, la population résista parmi les ruines. Encerclée, la ville fut pendant quelque temps ravitaillée par le lac Lagoda, sur lequel, en hiver, les camions pouvaient passer sur 'la route de la vie'. Pour manger, on alla jusqu'à manger de rats. Chaque jour, des milliers de personnes mouraient de faim, de froid ou de maladie ; les rues étaient jonchées de cadavres.
Le siège s'éternisait et Leningrad devenait une ville fantôme. A la fin de 1943, les Russes reçurent de grandes quantités d'armement venant des nouvelles usines de l'ouest de l'Oural ainsi que des T-34 qui leur permirent de lutter contre les Panzer III et IV allemands. Ils reçurent également des camions surmontés de lance-roquettes surnommés "Orgues de Staline". Avec ce nouveau matériel, une offensive était maintenant envisageable pour les Soviétiques. Le 17 janvier 1944, quatre armées russes reparties du lac Llmen à Ladoga (soit un front de 18 Km) attaquèrent les positions allemandes. La résistance allemande fut vive mais les généraux Meretskov (commandant de l'armée du Volkhov) et Govorov (commandant de l'armée de Leningrad) effectuèrent leur jonction le 25 janvier. Le siège prend définitivement fin le 27 janvier 1944. En mars, les troupes allemandes étaient à 250 Km de Leningrad.
Ce siège, qui fut le plus long de la guerre avec ses 31 mois, coûta aux Soviétiques 1 800 000 civils et militaires. Les forces de l'Axe déplorèrent la perte de 200 000 de leur soldats.
Leur courage est immortalisé dans le "Complexe mémorial" au Cimetière de Pisskariov où reposent les corps d'un grand nombre de victimes du siège.
D'après les données du 8 septembre 1941, il restait dans la ville au début du blocus 2 millions 544 mille habitants.
Les statistiques officielles affirment qu'au cours du blocus plus de 700 000 personnes sont mortes. " Jusqu'à nos jours, les chercheurs n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le nombre des victimes du blocus. Il y a deux chiffres documentaires : 632 254 personnes, ce qui a été déclaré au procès de Nuremberg, et un autre chiffre : 1 930 000 personnes enterrées et 110 000 incinérées dans les fours d'une usine à brique, nombres indiqués dans le rapport de la Direction des services publics du Conseil des députés du peuple* de la ville de Leningrad. Il y a encore d'autres données. Mais, pour le moment, on ne peut pas évaluer de façon incontestable le chiffre des victimes du blocus de Leningrad. Tout simplement, il ne pouvait pas y avoir d'enregistrements exacts... " Selon les données publiées en 2002, le nombre de morts dus aux bombardements ou qui étaient en première ligne de
défense de la ville constitue moins de 10% du chiffre total des victimes du blocus.
Les stocks de vivres essentiels pour les troupes et les habitants de Leningrad, si l'on se réfère à l'état des stocks au 12 septembre 1941, ne couvraient qu'une période de 30 à 60 jours. Les pommes de terre et autres légumes en étaient presque totalement absents. A Leningrad, outre les habitants permanents, se trouvaient des dizaines de milliers de refugiés, la ville étant protégée par les troupes. Dès le 1er octobre, les ouvriers et les ingénieurs ont commencé à recevoir, par cartes de rationnement, 400 grammes de pain de mauvaise qualité par jour, tous les autres n'en recevant que 200 grammes par jour. La distribution des autres vivres a, quant à elle, diminué de manière brusque.
Dès le 20 novembre 1941, les stocks de vivres sont pratiquement épuisés. La quantité de pain, même dans le cas d'une consommation misérable de farine - près de 880 tonnes par jour -, n'aurait permis de tenir que quelques jours.
En hiver 1941-1942, la ration du pain distribuée variait entre 125 et 500 grammes par jour.
Distribution des rations de pain par jour à Leningrad (en grammes) :
Période :
- Ouvriers
- INGéNIEURS, TECHNICIENS, EMPLOYéS
- Enfants jusqu'à 12 ans
18 juillet 1941 :
20 novembre 1941 :
11 février 1942 :
En hiver 1942-1943, les rations de pain variaient entre 300 et 500 grammes.
Au mois de septembre 1941, le célèbre Chemin de la vie a commencé à fonctionner: voie de navigation en été et chemin de glace en hiver. Le Chemin assurait la liaison de Leningrad avec le reste du pays à travers le lac de Ladoga. Cette voie de communication a acquis une réelle importance stratégique. Grâce à elle, les compléments de troupes arrivaient des parties éloignées du pays, tout comme les munitions et les combustibles. Sur péniches et petits bateaux, ils passaient sur la rive ouest, puis se dirigeaient vers Leningrad par le chemin de fer. Pourtant, la capacité de rendement de ce chemin était faible. Les fortes tempêtes d'automne et les incessants bombardements ennemis ralentissaient considérablement le rythme des transports.
Les bateaux, qui amenaient les chargements sur la rive ouest, revenaient avec les enfants, les femmes, les gens âgés, les soldats grièvement blessés évacués de la ville, l'équipement des usines, les ouvriers, les spécialistes et leur famille, de précieuses oeuvres d'art et monuments de la culture.
étant donné les difficultés de ravitaillement de la ville, le Comité d'état de la Défense lance une longue et profonde opération de construction d'une route de transport militaire à travers le lac de Ladoga. Le 19 novembre 1941, le commandement du front de Leningrad a signé l'ordre d'organiser les transports par le lac de Ladoga, de tracer un chemin sur la glace et d'en assurer la protection et la défense.
Malgré une couche de glace encore fine, le 20 novembre, le premier convoi de traîneaux se met en route à travers le lac Ladoga. Par précaution, les chariots sur patins avançaient en file, laissant de grands intervalles entre eux. Le premier jour, 63 tonnes de farine ont été acheminées vers la ville. La route sur glace a été fermée le 24 avril 1942, quand la glace qui couvrait le Ladoga est devenue trop fine. L'alimentation de la ville par cette ligne a ainsi duré 152 jours. Au-dessus du chemin, se déroulaient sans cesse des combats aériens, les troupes soviétiques repoussant les multiples tentatives de l'armée allemande de foncer vers la rive sud et de couper la voie sur glace.
Pendant le premier hiver du blocus, 361 309 tonnes de chargements ont été fournies à Leningrad.
En été 1942, d'après la décision du Comité d'état de la Défense, on a construit un système de tuyaux qui passait par le fond du lac de Ladoga, pour approvisionner la ville assiégée en carburant. Le 18 juin, Leningrad a reçu les premières tonnes de pétrole provenant de cette nouvelle "artère de vie". Le 7 août, les premiers mètres de câble électrique ont été enfoncés dans le lac et, en l'espace de 45 jours, la ville reçoit déjà le courant de l'usine hydroélectrique de Volkhov.
Au début de décembre 1942, la navigation des bateaux de la flottille militaire de Ladoga s'arrête. La seconde saison du Chemin de la vie sur glace commence.
L'évacuation par le Chemin de la vie commence dès la fin du mois de novembre 1941. Elle a pris un caractère massif en janvier 1942, quand la glace s'est raffermie. Au cours de l'hiver 1941-1942, près de 550 000 personnes ont été évacuées de la ville. On sortait en priorité de la ville bloquée les enfants, les femmes avec enfants, les malades, les blessés et les invalides. Les chercheurs scientifiques, les étudiants, les apprentis des écoles professionnelles, les ouvriers des usines évacuées ainsi que leur famille faisaient également partie de l'évacuation.
Au total, pendant les années de la guerre, que ce soit par le lac de Ladoga et par le chemin de fer (avant le début du blocus en septembre 1941 et après sa percée en janvier 1943), 1 500 000 personnes ont pu quitter Leningrad .
Dans les conditions du blocus, l'industrie de Leningrad, réorientée sur la production militaire, continuait de fonctionner. En septembre 1941, l'industrie de la ville a donné au front plus d'un millier de canons, plus de 2,5 mille mortiers, des centaines de canons antichar, de mitraillettes et autres armements. Tout cela a été produit dans les conditions d'opérations de guerre, d'interminables raids aériens et de bombardements d'artillerie.
Pendant l'hiver du blocus de 1941, la capacité productive des fabriques et des usines s'est ralentie, près de 270 entreprises se sont arrêtées, plusieurs étaient en état de semi-conservation. Mais même dans ces conditions, l'activité des travailleurs s'est poursuivie. Les ouvriers des chantiers maritimes, pendant les gelées de moins 30-35 degrés, continuaient à réparer les navires de guerre, à reconstruire les pièces d'artillerie navale de gros calibre sur place - en batteries ou sur les navires de la flotte balte.
Apres la percée du blocus le 18 janvier 1943, le potentiel industriel de la ville s'est rétabli peu à peu. Les entreprises répondaient de plus en plus aux besoins de la ville et du front. Vers la fin de l'année 1943, la production des mines et des obus a été multipliée par quatre, celle des mitraillettes et mitrailleuses a doublé, et on a produit plus de 100 mille pièces d'armes à feu d'infanterie.
Pendant les années du blocus, l'ennemi a lancé sur Leningrad plus de 100 000 bombes de démolition et bombes incendiaires, l'artillerie canonnait constamment la ville.
Le 8 septembre 1941, à 18 heures 55, l'aviation ennemie a pour la première fois réussi à soumettre la ville à un raid massif. Le district Moskovski, à lui seul, a reçu 5 000 bombes incendiaires.
Au total, pendant les années du blocus, 840 entreprises industrielles ont été détruites en ville, 3 000 bâtiments industriels ont été gravement endommagés. Les palais dans les banlieues de Leningrad, mondialement célèbres, qui s'étaient retrouvés sur les territoires occupés par les troupes ennemies - le palais de Tsarskoïe Selo, les châteaux d'Oranienbaum ou de Pavlovsk -, gisaient en ruines après la levée du blocus.
Au moment de la levée complète du blocus, il ne restait à Leningrad que 560 000 habitants, soit cinq fois moins qu'au début du blocus.
En 1981, les écrivains Daniil Granine et Ales Adamovitch, qui ont eux-mêmes été soldats durant cette guerre, ont publié Le Livre du Blocus - livre des témoignages des habitants de Leningrad qui avaient survécu au blocus.
16. LE THéâTRE MARIINSKI
Adresse:
Le Théâtre Mariinski (qui tient son nom de l'impératrice Marie, épouse du tsar Alexandre II) est l'un des plus anciens de Russie, ses origines remontant au tout premier orchestre du Théâtre impérial au XVIIIe siècle.
Avec plus de deux cents ans d'histoire, l'Orchestre du Théâtre Mariinski (qui tient son nom de l'impératrice Marie, épouse du tsar Alexandre II) est l'un des plus anciens de Russie, ses origines remontant au tout premier orchestre du Théâtre impérial au XVIIIe siècle.
La deuxième moitié du XIXe siècle a marqué son âge d'or, sous la férule d'Eduard Napravnik, chef principal du Théâtre Mariinski entre 1863 et 1916. à deux reprises (1847, 1867), Berlioz vient diriger l'Orchestre dans ses propres oeuvres, Wagner prenant la baguette en 1863 pour les Symphonies de Beethoven et la première mondiale en concert de la suite Prélude et Mort d'Isolde. En 1902 et 1907, c'est au tour de Gustav Mahler de visiter Saint-Pétersbourg, suivi en 1912 d'Arnold Schoenberg. Tout au long du XXe siècle, des chefs de l'envergure de Boris Khaïkin ou Evgueni Mravinski entretiennent la flamme, la glorieuse tradition de l'école de direction d'orchestre de Saint-Pétersbourg-Leningrad se poursuivant avec Eduard Grikourov, Konstantin Simeonov et Yuri Temirkanov, auquel Valery Gergiev succède en 1988 au poste de chef principal puis, en 1996, de directeur général et artistique.
Il y a dix ans, le gouvernement russe lui avait confié la mission de hisser le Mariinski au rang des toutes premières scènes internationales, n'hésitant pas, dans ce but, à lui conférer les pleins pouvoirs sur la compagnie, orchestre, opéra et ballet confondus. Le pari est tenu : grâce à une judicieuse politique de tournées à l'étranger, de coopérations artistiques avec des maisons telles que le Covent Garden de Londres, le Metropolitan de New York ou la Scala de Milan, et d'enregistrements, audio aussi bien que vidéo, Valery Gergiev a transformé Saint-Pétersbourg en l'une des métropoles de la musique dans le monde, avec, pour point culminant de l'année, le célèbre festival des Nuits blanches.
L'histoire du Ballet du Théâtre Mariinski est intimement liée à celle de l'évolution de l'art chorégraphique en Russie depuis près de trois siècles. Dès le XVIIIe siècle, des maîtres de ballet, d'abord étrangers, puis russes, travaillent à Saint-Pétersbourg, le tournant s'opérant en 1869 avec l'arrivée de Marius Petipa au poste de maître de ballet principal.
Le répertoire actuel de la compagnie comprend, aux côtés des classiques de Petipa (Le Lac des cygnes, Le Corsaire, La Bayadère, La Belle au bois dormant), des ballets chorégraphiés par George Balanchine (qui commença sa carrière à Saint-Pétersbourg), Kenneth Mac Millan (Manon) et John Neumeier (notamment Sounds of Empty Pages, spécialement conçu pour le Mariinski, sur une musique d'Alfred Schnittke), ainsi que des premières mondiales qui viennent régulièrement l'enrichir.
17. PETRODVORETS
A 29 kilomètres de Saint-Pétersbourg, sur le côte méridionale du Golf de Finlande, il y a une petite ville du nom de Petrodvoretz. Avant 1944, elle s'appelait Peterhof. Née du vivant encore du fondateur de la cité, elle a servi pendant deux siècles de résidence d'été des tsars russes.
Si vous avez l'occasion venir voir Saint-Pétersbourg entre les mois de Mai - Septembre, le meilleur moyen de transport pour aller à Petrodvorets est en bateau à ailes portantes, hydroglisseur ce qui permet de voir la cité de la mer. Le voyage par mer ne prend que 25 minutes. Par terre, il n'est guère plus long. Si vous réussissez a arriver vers 11 heures vous serez le témoin de la scène magnifique du réveil des fontaines sous l'accompagnement de la musique de Glière "Hymne au Grand Ville". Les fontaines de Peterhof est une veritable symphonie de l'eau. Durant tout l'été, du petit matin jusqu'a très tard dans la nuit, plus de deux milles jets d'eau de 140 fontaines les plus diverses s'élancent vers le ciel dans les parcs de Petrodvorets. L'eau provient d'un système d'étangs reliés par des tuyaux à toutes les fontaines du parc; les étangs se trouvant à une altitude plus grande
que les fontaines, l'eau jaillit de ces dernières sans l'aide d'aucune pompe.
Pierre Ier a fait le projet de cette résidence d'été luxueuse peu après avoir fondé la ville. Le tsar a participé en personne à l'élaboration du plan du parc, de sa décoration et il a même dessiné de sa main les esquisses de plusieurs pavillons.
La construction du Grand Palais a été commencé en 1714. En 1746-1755, l'édifice a été complétement réamenagé selon un projet et sous la direction de Bartolomeo Rastrelli, l'architecte du Palais d'Hiver. Seuls le bureau de Pierre Ier avec ses panneaux de chêne sculpté et l'escalier de chêne qui y conduisait ont été laissés tels quels.
Répondant aux goûts de la cour et à l'ambition de surpasser Versailles par son luxe, le Grand Palais se distinguait par un décor richissime tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Ses façades étaient ornées de pilastres et ses fenêtres avaient des chambranles moulés dans le style baroque. La toiture compliquée donnait à l'édifice une silhouette originale.
Un panorame splendide s'ouvre du haut de la terrasse devant le Grand Palais: 37 statues dorées, 150 petites statues décoratives, 29 bas-reliefs, des dizaines de fontaines et une grotte majestueuse ornent le versant de la colline et forment l'ensemble de la Grande Cascade. En bas, au centre d'un bassin en demi-circonférence, s'élève de nouveau la statue dorée de Samson déchirant la gueule d'un lion (executé par Mikhail Kozlovski). La statue de plus de trois de mètres de haut. Le plus puissant des jets d'eau du parc s'échappe en trombe de la gueule du lion et s'élève jusqu'à une hauteur de presque 20 mètres. Ce fontaine symbolise la victoire de la Russie sur la Suède à la guerre du Nord: le lion est la Suède, Samson est la Russie.
Un canal absolument rectiligne relie Samson à la mer, qui servait jadis d'entrée d'honneur dans la résidence des tsars. Des yachts transportant les invités le remontaient. 22 coupes de marbre, d'où jaillissent vers le ciel des jets d'eau, forment une allée de fontaines le long des quais de granit du canal. Un débarcadère se trouve à l'embouchure.
Dans le parc Inférieur on voit deux cascades plus petites mais élégantes et très intéressante du point de vue du génie. Leurs noms sont "Montagne-échiquier" et "Montagne d'Or". Les maîtres fontainiers ont fait preuve d'une grande ingenoisite pour que les parcs de Petrodvoretz soient non seulement un beau et somptueux spectacle, mais aussi un lieu de joyeux amusements. C'est à cette dernière fin qu'ils ont conçu une série de fontaines appelées à l'ancienne "choutikhi". Ce mot est un dérivé des mots russes "chout", "choutka"(bouffon, plaisanterie). Il y a toujours foule autour d'elles, les rires sont mêlés parfois des cris de surprise.
Un gracieux bâtiment sans étages, le petit palais préféré de Pierre Ier (construit en 1722 par les architectes Braunstein, Le Blond, Micchetti), se cache dans l'épaisse verdure des arbres au bord du golfe de Finlande. Il s'appelle "Monplaisir". Cette confortable maison servait de cadre à des réceptions et des galas intimes où n'étaient invités que les proches amis du tsar. Pour decorer Monplaisir, Pierre Ier a reuni ici la première collection de peinture de Russie; elle comprenait plus de 170 toiles, pour la plupart de l'école hollandaise.
On peut longtemps parler de Peterhof, mais il est impossible de ne pas mentionner ses autres pavillons gracieux comme par exemple Marly qui s'élève au bord d'un grand étang où on élevait des poissons. Le parc Inférieur possède aussi son Ermitage (bâti en 1724 par l'architecte Braunstein). Il est vrai qu'à la différence de son homonyme des bords de la Néva il n'a jamais servi exclusivement de galerie de peinture.
L'abondance d'oeuvres d'art et des merveilles naturelles de Petrodvorets, son charme et sa richesse créés par les meilleurs artistes, sculpteurs, architectes et bien sûr ingénieur de différentes époques attire non seulement les touristes, mais aussi les Peterbourgeois. Car c'est un très bon endroit pour se promener et se reposer avec sa famille ou bien ses amis.
18. TSARSKOIE SELO (POUCHKINE)
La ville qui porte depuis 1937 le nom du grand poète et prosateur russe Alexandre Pouchkine ne se trouve qu'à 25 kilomètres de Saint-Petersbourg. Le poète y a passé ses années de jeunesse. Il a consacré de nombreuses poésies lyriques aux parcs verdoyants et aux étangs pensifs de cette petite ville pleine de charme.
L'ancien nom de la ville, Tsarskoie Selo (Le village du tsar), rapelle qu'avant la Révolution une résidence d'été des tsars se trouvait ici. A l'époque de la mise en chantier de Petersbourg, il y avait dans cet endroit, perdu au milieu des bois, la métairie de Saar (Saarskaya myza). Celle-ci a été d'abord attribuée avec les terres attenantes à Alexandre Menchikov, par Pierre Ier, puis, en 1710, elle a été transmise à l'épouse du tsar, la future impératrice Catherine Ière. C'est pourquoi il faut se souvenir que toutes les choses appelées à Tsarskoie Selo "ekaterinenski" (de Ekaterina- Catherine), le sont en l'honneur de Catherine Ire et non de Catherine II, bien que cette dernière ait eu un rôle infiniment plus important dans l'histoire de la Russie.
La version définitive du Grand Palais de Catherine mainte fois reconstruit appartient à Bartolomeo Rastrelli. Sa façade a plus de 300 mètres de long. Elle est richement décorée de colonnes, de pilastres, de moulages aux fenêtres, de sculptures, de reliefs en creux et en bosse. A l'époque de Rastrelli, tous les moulages et toutes les statues, les balustrades en bois au-dessus de la corniche, etc, étaient couverts d'or brun.
Le décor intérieur stupéfie par sa magnificence encore plus grande. C'est la Grande salle, où avaient lieu les bals et les réceptions, qui avait la palme de la splendeur… Mais pendant l'occupation, le Palais a été brule et détruit à coup d'explosion. Il n'est reste presque rien non seulement de l'amenagement intérieur, mais aussi des façades. Actuellement la plupart des salles du Palais a été restaurée.
Une des plus belles perles de la décoration intérieure a été le célèbre Cabinet d'Ambre jaune (Yantarnaya komnata). Ses panneaux en mosaïque, ses médaillons et ses ambres sculptés de diverses nuances, depuis le miel translucide jusqu'au brun foncé, avaient été offerts a Pierre le Grand par Frédéric-Guillaume Ier, à Berlin, en 1716, lequel cherchait à consolider les relations diplomatiques avec son puissant allié durant la guerre du Nord, si menacante pour la Prusse. A Petersbourg, le Cabinet d'Ambre jaune a été d'abord installé au Palais d'hiver. Plus tard l'architecte Bartolomeo Rastrelli a disposé harmonieusement les panneaux d'ambre, en intercalant des pilastres ornés de glaces, des bronzes, des mosaïques d'agate et de jaspe, pierres russes semi-précieuses. Le commandement hitlerien, avant de battre en retraite s'est emparé du Cabinet d'Ambre et l'a
fait tranporter à Koenigsberg (actuellement Kaliningrade). On n'a pas encore retrouvé l'endroit où a été recelée cette relique artistique qui appartient au peuple russe.
Les tsars se succédaient, les goûts artistiques changeaient, les générations d'architectes se suivaient. Et chaque époque enrichissait l'ensemble des palais et de parcs de Tsarskoie Selo. Les jardins-paysages occupent ici un espace immense, près de 600 hectares au total. Des palais, des monuments en l'honneur des victoires terrestres et navales, des pavillons, des kiosques, des ruines décoratives, des portes, de petits ponts sont éparpilles dans ces parcs. Le décor naturel, fruit du travail d'artistes inégales, fait de l'ensemble un tout harmonieux. Une myriade d'étangs, de lacs et de canaux confèrent aux parcs de la ville de Pouchkine un charme poétique infini.
Hormis les palais et les parcs, il faut voir à Pouchkine un autre musée, l'ancien Lycée de Tsarskoïé Selo (bâti dans les années 90 du XVIIe siècle par l'architecte Ilia Neelov et reconstruit en 1811 par l'archtecte Vassili Stassov).
C'est dans cet établissement scolaire privilégié qu'a fait ses études l'élève Alexandre Pouchkine de 1811 a 1817. Le Lycée a été patronné par l'empereur Alexadre Ier lui-même. C'est ici que le jeune poète de 12 ans a commencé à composer ses poésies lyriques pleines de charme, de réalisme et d'inspiration.
19. PAVLOVSK
Pavlovsk, ensemble de palais et parcs est situé au bord de la rivière pittoresque Slavianka à 28 km de Saint-Pétersbourg. Son parc est le plus grand de tous (près de 600 hectares). Pavlovsk est né plus tard que les autres residences. Bien que le parc ne contienne que peu d'édifices, Péterbourgeois et touristes aiment à revenir souvent et d'y decouvrir sans cesse de nouvelles vues splendides.
Au début, il n'y avait, à l'emplacement de l'actuel Pavlovsk, que des maisonnettes de chasse où la famille impériale et son entourage immédiat allaient chasser, le gibier ayant fui les parcs de Tsarskoïé Selo. En 1777, un fils est né au prince héritier du trône Paul, le futur empereur Alexandre Ier. A l'occasion de cet événement, Catherine II, la grand-mère du nouveau-né, a offert à son fils le territoire qui s'étendait au sud de Tsarskoïé Selo et qui a pris bientôt le nom de Pavlovsk.
La construction du Grand Palais de Pavlovsk a commencédans les années 80 du XVIIIe siècle, d'après le projet de l'architecte Charles Cameron, et a été terminée en 1786. Le Grand Palais a été construit à l'époque où le futur monarque était encore prince héritier. Ce palais se distinguait par une certaine sobriété et avait un aspect assez simple, sans manquer pour autant de majesté. Quand Paul a été couronné empereur, on s'est mit en oeuvre d'agrandir le palais et à transformer simultanément le bois environnant en parc-paysage.
Cette période des travaux a été dirigée par l'architecte préfère de Paul Ier Vicenzo Brenna. La clarté, l'austérité et la simplicité ont cédé la place au luxe pésant à la pompe et au tape-a-l'oeil. Mais le règne de Paul Ier a pris fin très rapidement et une nouvelle période de l'histoire de Pavlovsk a commencé dans le premier quart du XIXe siècle, quand les plus grands architectes de l'époque, Andrei Voronokhine, Giacomo Quarenghi et Carlo Rossi, ont travaillé ici à la reconstruction et à la reconversion du palais qu'un grand incendie avait détruit en 1803. Le célèbre artiste décorateur Pietro Gonzago a travaillé durant 25 ans à créer dans le parc des paysages mettant en valeur la poésie de la nature russe. Une multitude de tourelles, de kiosques, de colonnades, de pavillons, d'escaliers décoratifs et de ponts, de balustrades
et de terrasses apparaissent. Tout cela semble dispersé au hasard dans l'immense parc, chaque ouvrage étant fort éloigné des autres. Mais vous éprouvez l'effet d'une charme ineffable lorsque, vous promenant seul parmi les clairières et les bosquets, vous découvrirez soudain une colonne, une statue, les ruines d'un chateau, un temple grec ou un mausolée.
Après la mort de Paul, Pavlovsk a cessé d'être une résidence impériale, bien qu'il est reste la propriété de la famille du tsar. En 1837, près de la station de chemin de fer a été érigé une salle de concerts, Vauxhall (l'architecte Andrei Stackenschneider). Vauxhall a joué un rôle inestimable dans la vie musicale de la Russie. Johanne Strauss, roi des valses y conduisait l'orchestre. Fiodor Chaliapine y chantait pas une seule fois. L'édifice du Vauxhall a été détruit pendant l'occupation de Pavlovsk par les troupes nazies. Mais les traditions musicales continuent à vivre. Deux fois par mois Péterbourgeois se rassemblent dans la Salle Greque du Grand Palais pour écouter la musique de chambre.
20. ORANIENBAUM (LOMONOSSOV)
A 10 kilomètres à l'ouest de Pétrodvorets, sur la côté sud du Golf de Finlande, Pierre Ier a mis un grand terrain à la disposition de son plus proche compagnon, Alexandre Menchikov, pour qu'il y construise un manoir de banlieu. C'est ainsi que la ville d'Oranienbaum est né. La gare ferroviaire garde toujours ce nom inventé par le premier propriétaire du domaine. Oranienbaum signifie en allemand "oranger". Il va de soi que les agrumes ne poussaient à Petersbourg que dans les orangeries de Menchikov. En 1948, Oranienbaum a été rebaptisé Lomonossov en l'honneur du grand savant russe, car c'est justement en cet endroit, à coté du domaine de Menchikov, dans le village Oust-Roudnitsa que Lomonossov a organisé la fabrication d'objets d'art et de mosaïques en verre de couleur et en smalt.
Après Menchikov, Oranienbaum a servi de résidence aux tsars russes depuis Pierre III. De tous les palais d'été des tsars, situés dans les environs de Saint-Pétersbourg, la résidence d'Oranienbaum a eu plus de chance que les autres. Pendant la Grande Guerre nationale, elle a été la seule à ne pas se trouver sur le territoire occupe et c'est pourquoi elle conserve presque intact son décor intérieur.
Parmi les monuments d'architecture les plus importantes, citons d'abord le Grand palais (Bolchoi Dvoretz) à un étage (construit en 1725 par les architectes Giovanni Mario Fontana et Gottfried Johann Schedel). Un système de terrasses se joignant par l'intermédiaire d'escaliers originaux (d'après le projet de l'architecte Antonio Rinaldi) descend vers le parc au pied de la colline. Par la richesse de son décor intérieur, ce palais ne le cède en rien aux autres palais impériaux. Le même architecte, Antonio Rinaldi, a construit un pavillon d'agrement, le Palais Chinois (Kitaïski), en 1768 et la "Montagne des Glissades" (Katalnaya gorka), un élégant bâtiment à deux étages coiffé d'une coupole originale en forme de cloche. Les parcs et les palais de la ville de Lomonossov sont ouverts aux visiteurs en tant que grand ensemble de musées.
21. GATCHINA
Un ensemble unique du palais construit au milieu du XVIIIème siècle d'après le projet de l'architecte A. Rinaldi sur l'ordre de Catherine II pour le comte Grigori Orlov, son favori. Ce Palais a été aussi la résidence des empereurs russe Paul Ier qui a été surnommé "l'empereur russe le plus romantique" et Alexandre III. L'endroit le plus romatique du apalis est son tunnel venant au lac. Les pavillons du parc "Maisonnette des bouleaux" et "Pavillon de Venus" sont sa véritable gloire.
22. KRONCHTADT
L'île-forteresse et la base maritime de Kronstadt ont été établis un an après la fondation de St Petersbourg. Situé dans l'île Kotline du Golfe de Finlande la Forteresse a été destinée à protéger la ville contre les invasions maritimes. Le tour de ville autour de Kronstadt comprend la visite du Jardin d'Eté, du Jardin de Pierre, du Palais Italien splendide, de la Cathédrale Marine somptueuse et d'autres monuments de l'époque de Pierre et des autres périodes. Aujourd'hui Kronstadt est accessible pendant toutes les saisons de l'année. Il y a un chemin construit sur le barrage de marée qui rejoint l'île avec le continent.
23. VYBORG
La ville se trouve dans la partie nord-ouest d'isthme de Carelie sur des peninsules et îles pittoresques du Golfe de Vyborg. Les roches de granit, forets de pin épaisses, abondance de l'eau servent de fond agréable pour les monuments nombreux de l'architecture historique. La forteresse suédois médievale - voila ce qui attire les touristes ici. Il y a aussi un parc unique "Monrepos".
24. NOVGOROD
Centre culturel et d'artisanat. La ville a été fondée par les Slaves il y a plus de 1100 ans. C'est une des villes les plus anciennes de la Russie. Du XIIème au XVème siècle Novgorod a été la république féodale courue par la législature des marchands et des princes les domaines desquels se sont étendus de la mer Arctique et Baltique jusqu'aux Monts Oural. Vous ferez connaissance avec des monuments uniques de l'histoire russe.
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